5 scenarii de fin de l’humanité et pourquoi ils sont crédibles

5 scenarii de fin de l’humanité et pourquoi ils sont crédibles

Éruptions de supervolcans, fin de la biodiversité, réchauffement climatique… Les hypothèses de fin de l’humanité sont nombreuses. Parfois, engendrées par les humains. Et parfois les hypothèses de fin du monde sont très réalistes. Voici 5 scenarii de fin de l’humanité et pourquoi ils sont crédibles.

Les scientifiques avertissent. S’il y a des hypothèses de fin du monde que nous ne pouvons pas maîtriser (supervolcans, météorite), il y en a d’autres que nous sommes nous-mêmes en train de provoquer. Lentement (mais pas tant que cela) et sûrement. Le réchauffement climatique, la fin de la biodiversité, une pandémie sont autant de scenarii de fin du monde dont la cause est l’activité humaine. Et qui sont plausibles. Est-ce qu’il faut avoir peur et binge-watcher Retour à l’instinct primaire (RMC Découverte) pour s’entraîner, commencer la construction de son bunker personnel et supplier Elon Musk de nous garder une place dans l’un de ses engins spatiaux qui quitteront la Terre hostile pour Mars (ou pas) ? Non. Mais on peut adopter des habitudes respectueuses de l’environnement pour, toutes et tous, contribuer à la protection de la planète, de sa biodiversité et de notre vie. Et aussi lire cet article fun et engagé au sujet de 5 scenarii de fin de l’humanité.

1. L’entrée en éruption de plusieurs supervolcans

Super volcans - scénario de fin de l'humanité
Illustration générée par IA.

Pour certains chercheurs, l’extinction des dinosaures a été causée par la chute d’une météorite sur Terre. Pour d’autres, l’extinction des dinosaures a été causée par les éruptions de supervolcans. C’est ce qui pourrait arriver aux humains et à tous les être vivants (ou presque) actuels.

Pourquoi est-ce crédible ? Des gigantesques éruptions de supervolcans ont eu lieu il y a 250 millions d’années et ont anéanti 90 % des espèces vivant sur Terre. Et il y a 65 millions d’années, causant la disparition des dinosaures.

La planète Terre compte 20 supervolcans, situés un peu partout sur le globe. Les champs Phlégréens en Italie près de Naples, la caldeira de Yellowstone aux États-Unis, le Taupo en Nouvelle-Zélande… Ces supervolcans, qui émettent des éruptions de niveau 8 sur l’Indice d’explosivité volcanique (échelle VEI), se réveilleront un jour où l’autre. Les volcanologues en n’en doutent pas.

Si un supervolcan entrait en éruption, il dégagerait dans l’atmosphère des centaines de kilomètres cubes de cendres et de magma. Ces kilomètres cubes de cendres rendraient le ciel noir et les rayons du soleil ne passeraient plus. La température diminuerait donc sur Terre. Les végétaux ne pourraient plus faire la photosynthèse. Du magma liquide s’écoulerait depuis de nombreuses fractures apparues dans le sol. D’autres conséquences des éruptions : des pluies acides et des énormes tempêtes s’abattraient sur Terre, les volcans recracheraient également du gaz carbonique (CO2) et d’autres gaz à effet de serre, les océans seraient remplis de lave.

Si ces super-éruptions ont lieu en un temps rapproché et pendant une longue période, tous les êtres vivants sur Terre ou presque finiraient par mourir dans une sixième extinction massive des espèces. La fin du monde ou presque.

2. Le fin de l’humanité pourrait être causée par une pandémie

Une pandémie met fin à l'humanité
Illustration générée par IA.

Les virus et bactéries sont de plus en plus résistants aux antibiotiques et de plus en plus virulents. Notre mode de vie leur permet de se déplacer vite et de contaminer énormément d’humains, rapidement. Nous l’avons expérimenté lors de la pandémie de Covid. Une pandémie pourrait causer la fin de l’humanité.

Le propre d’un virus : se reproduire et donc infecter le plus d’êtres hôtes que possible. Il n’a donc pas intérêt à (nous) tuer trop vite. Une pandémie due à un virus naturel pourrait, théoriquement, causer l’extinction de l’humanité. Pourquoi est-ce crédible ? Pour plusieurs raisons.

Il y a les bactéries qui se trouvent sous terre, à plus de 3 000 m sous terre (qui sont donc anaérobies). Il y en a notamment dans des poches de pétrole enfouies sous terre. Et en forant toujours plus et plus loin à la recherche de pétrole (hello Donald !), on finira bien par déterrer aussi sur une bactérie mortelle pour les humains

Les virus et bactéries peuvent également être transmissibles de l’animal à l’humain. Et lorsque les humains empiètent sur ou détruisent des milieux naturels ou bien lorsqu’ils « domestiquent » des animaux sauvages pour en faire des animaux de compagnie chez eux, dans des boîtes de nuit ou des centres commerciaux (si, si, ça existe), ils s’exposent à des virus et bactéries.

Il faut aussi prendre en compte la baisse d’immunité chez les humains : dégradation de la qualité de l’alimentation (déséquilibre avec l’apport trop important de sucres, baisse de la qualité des produits issus de l’agriculture intensive, réduction de l’apport de vitamines et minéraux…).

Il est également probable que le virus qui nous tuera toutes et tous soit d’origine artificielle. Puisque les humains n’ont pas choisi d’arrêter de se faire la guerre, un virus pourrait être conçu dans le but de tuer très vite et beaucoup d’humains. Une fois ce virus ou cette bactérie mis en liberté dans la nature, ils ne seraient, bien sûr, pas contrôlables et pourraient décimer l’humanité. D’accord, pour créer ce virus il faudrait être équipé d’un laboratoire dernier cri, s’entourer d’une équipe de scientifiques (fous ?) experts et enfin réussir à propager le virus. Ce n’est pas simplet et c’est tant mieux.

3. La fin du monde provoquée par la chute d’une météorite sur Terre

Une météorite arrive sur la terre - scénario de fin de l'humanité
Illustration générée par IA.

Il y a 65 millions d’années une météorite a frappé la Terre et a causé la disparition des dinosaures. Il n’est pas exclu qu’une autre météorite frappe la Terre et cause, cette fois, la disparition de l’humanité.

Pourquoi est-ce crédible ? Il y a les petits astéroïdes qui entrent en collision avec la Terre 2 ou 3 fois par siècle et tombent généralement sur des zones inhabitées. Les astéroïdes de plus de 150 mètres de diamètre qui peuvent être détruits par missile ou bien déviés de leur trajectoire grâce à un engin spatial. Et il y a les météorites qui mesurent un ou plusieurs kilomètres de diamètre et qui, en percutant la Terre, pourraient détruire de très nombreuses espèce vivantes dont les humains.

Il est même possible qu’on aperçoive cet objet spatial avant qu’il ne rencontre la planète Terre. Il est probable également que les astronomes auront calculé la date et le lieu précis de l’impact. Mais, parce que Armageddon (réalisé par Michael Bay, avec Bruce Willis et sorti en 1998) c’est un film, pas la vraie vie, on ne pourrait pas empêcher une telle collision de se produire.

Un objet de 10 km de diamètre arrivant sur nous à 100 000 km/h causerait un phénomène identique à celui qui a causé la fin des dinosaures et de plus de 80 % des espèces vivant il y a 65 millions d’années. Un impact sur la terre et tout serait balayé. Un impact dans l’océan causerait un gigantesque tsunami qui engloutirait tout sur son passage. Il y aurait aussi un énorme nuage de poussière et de vapeur suite à l’impact qui plongerait la Terre dans la nuit. Et suivrait un enchaînement de catastrophes naturelles. Il resterait un peu de vie sur Terre, sous la terre et dans les océans. Pas d’humains.

4. L’effondrement de la biodiversité puis l’effondrement de l’humanité

Fin de la biodiversité - scénario de fin de l'humanité
Illustration générée par IA.

Il y a eu cinq extinctions majeures : à la fin de l’ordovicien, au dévonien, à la fin de permien, au trias, à la fin du crétacé. La sixième nous attend. À cause des humains, précise le philosophe et naturaliste Yves Paccalet dans son essai L’humanité disparaîtra, bon débarras ! (J’ai Lu),

Il existe environ 10 millions d’espèces vivantes sur Terre. Avant l’arrivée des humains, la Terre perdait dix espèces par an. À cause des humains, aujourd’hui la Terre perd cent mille espèces par an.

Pourquoi est-ce crédible ? La biodiversité est indispensable à la vie sur Terre. Les insectes butineurs pollinisent un tiers des végétaux que nous mangeons. La nature est indispensable pour l’eau potable, le recyclage du carbone, la stabilisation du climat…

Les humains prélèvent dans la nature sans compter : eau potable, gaz, animaux, minerais, arbres, pétrole… La pêche industrielle ne laisse pas le temps aux animaux de se reproduire pour maintenir leur population. La forêt amazonienne (entre autres) est détruite au profit de l’agriculture intensive. Le braconnage menace la survie d’espèces d’animaux sauvages menacés d’extinction. Les émissions de gaz à effet de serre provoquent un réchauffement de la température sur Terre qui induit une fonte des glaces, la montée du niveau des eaux, l’augmentation de la température des océans, l’augmentation de la force et de la fréquence des catastrophes naturelles… Et toute cela perturbe, réduit, détruit la biodiversité. L’utilisation massive de substances chimiques nocives pollue l’air, les océans, le sol, les nappes phréatiques et les espèces vivantes qui s’y trouvent (nous y compris !) en souffrent ou en meurent.

La disparition de la biodiversité causera des difficultés à se nourrir pour les humains. La malnutrition provoquera des maladies, une augmentation de la mortalité et la fin de l’humanité.

5. Le réchauffement climatique provoque la fin de l’humanité

Réchauffement climatique - scénario de fin de l'humanité
Illustration générée par IA.

La population humaine augmente. D’après les prévisions démographiques des Nations Unies, nous serons dix milliards en 2100.

Le réchauffement climatique augmente également : notre modèle économique nous incite à consommer de plus en plus d’énergie fossile, pour alimenter les centre de données toujours plus nombreux et nos besoins quotidiens en électricité ; les feux de forêts (et autres catastrophes naturelles) augmentent aussi. Et les feux de forêt, les énergies fossiles relâchent dans l’asthénosphère du dioxyde de carbone. Ce CO2 retient les rayons lumineux du soleil ; c’est l’effet de serre. Normalement, les rayons lumineux sont réfléchis par le sol et sont renvoyés dans l’espace.

Les scientifiques préconisent de ne pas dépasser plus 2°C d’augmentation de température moyenne sur Terre en 2050. Ce n’est pas gagné. Certains climatologues prévoient un réchauffement global de plus 4°C voire plus 5°C à la fin XXIe siècle. Car nous ne faisons pas grand chose pour réduire ce réchauffement.

Pourquoi est-ce crédible ? Le réchauffement climatique cause de très nombreux dommages à la planète : la banquise fond, les glaciers fondent également, les tempêtes sont plus importantes, les sécheresses aussi, le niveau des océans augmente, les mers s’évaporent… Et le réchauffement climatique appelle le réchauffement climatique. Ainsi, une mer qui s’évapore produit de la vapeur et la vapeur est un gaz à effet de serre…

Si le réchauffement climatique continue à accélérer, les zones climatiques vont être modifiées sur Terre. Yves Paccalet prédit que la Sibérie aurait alors le climat anglais et que Paris aurait celui d’Alger. Or, les animaux et les végétaux ne pourraient pas (tous) s’adapter aussi vite à ces changements très rapides. Beaucoup mourraient.

Entre les zones inhabitables (côtes recouvertes par les eaux, zones trop chaudes…) et les zones dans lesquelles il n’y aurait plus de nourriture, les humains qui n’auraient pas péri dans des catastrophes naturelles se déplaceraient. Ces « réfugiés climatiques » devraient alors cohabiter, en grand nombre et sur des zones territoriales restreintes. Il est fort à parier qu’ils s’entre-tueraient (manque de nourriture, d’eau potable, guerres de territoires). Fin de l’humanité.

Sources : Le Monde, OFB, essai L’humanité disparaîtra, bon débarras ! de Yves Paccalet (J’ai Lu, paru en 2021, 256 pages, 7,50€. En vente à la Fnac).

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