Je pense qu’il n’y a pas de bonne ni de mauvaise manière de commencer à adopter des habitudes écoresponsables et éthiques. Pourquoi pas en suivant les tendances écoresponsables du moment ?
Qu’est-ce qu’une tendance écoresponsable et éthique ? C’est un usage qui va prendre une grande ampleur, que beaucoup de personnes vont apprécier et adopter. Pour longtemps ou pour quelques mois – ça, seul l’avenir le dira. Une tendance écoresponsable et éthique est également un usage dont on va entendre parler partout, dans la presse, sur les blogs (comme celui-ci, mon blog BioGirl), sur les réseaux sociaux, dans les conversations entre collègues, en famille et entre amis. Et c’est une tendance qui va dans le sens de protection de l’environnement et de notre santé et dans le sens du respect des êtres humains et de la nature. Hâte de connaître les tendances écoresponsables et éthiques de l’année 2025 ? J’en ai sélectionné 10 dont je vous parle ici…
1. La décoration écoresponsable, une tendance forte de 2025

Matériaux recyclés, peintures biosourcées, récup, objets et meubles de seconde main chinés, objets et meubles relookés ou transformés, textiles labellisés… La décoration en 2025 est écoresponsable ou n’est pas.
Parce que nous aimons dorloter notre intérieur (encore plus ces toutes dernières années post-confinement et Covid). Que cela représente un budget non négligeable. Et que chouchouter nos intérieurs signifie les aménager et les décorer de manière écoresponsable, saine, sans danger pour notre santé ni pour la planète.
La seconde main est la bonne solution pour se meubler et décorer sa maison ou son appartement de manière écologique et économique. On trouve facilement des meubles et objets de seconde main dans les recycleries, les boutiques Emmaüs, dans brocantes et dans les vide-greniers éphémères et permanents. Et sur des sites de vente entre particuliers ou des sites de brocantes en ligne.
Ce que vous achetez neuf peut être écoresponsable. Préférez des matelas naturels. On trouve des matelas en latex naturel chez LATEXBIO, pour adultes et enfants. Des matelas en laine et coton bio chez LAURENT LAINE – qui fabrique en France ses matelas à partir de laine du Massif Central. Il y a également les matelas en latex naturel pour adultes, enfants et bébés de Cosme Literie. (C’est un matelas bébé Cosme Literie que nous avons acheté pour notre petit chou. Fabriqué en France, déhoussable, naturel et sain, on adore.) Le sommier, préférez-le naturel. Les sommiers naturels de LATEXBIO sont composés de lin, chanvre, fibre de coco, sapin et hêtre massifs et coton bio.
Choisissez du linge de lit en coton bio et/ou certifié Oeko-Tex 100®, dénué de substances chimiques nocives. Comme le linge de lit bébé de Little Crevette. Les couturiers.ères pourront trouver des tissus en coton bio et labellisés sur Mondial Tissus pour coudre leur linge de maison. Je suis, par exemple, en train de coudre une housse de couette bébé en patchwork pour utiliser des chutes de tissu et des matelas de sol pour bébé, toujours avec des tissus bio et/ou Oeko-Tex 100® (je partagerai avec vous des tutos sur ce blog…).
Avec la décoration écoresponsable, c’est toute la rénovation énergétique de son logement qui importe(ra) cette année. En profitant des aides de l’État et des collectivités, on peut rénover son intérieur de manière à limiter les pertes d’énergie et à améliorer son confort en hiver et en été également. Renseignez-vous (bien) sur le site dédié du gouvernement France Rénov’.
2. Un usage responsable du numérique comme tendance forte de 2025

Selon l’Ademe, l’empreinte carbone du secteur numérique en France en 2022 était de 4,4 % de l’empreinte carbone totale du pays. Un peu moins que celle du secteur des poids lourds. 46 % de cette empreinte carbone est liée aux centres de données (les data centers). 4 % aux réseaux. 50 % à la fabrication et au fonctionnement du matériel informatique. On ne se rend pas toujours compte que nos navigations sur le web ont un lourd impact sur l’environnement.
Comment rendre notre usage du numérique écoresponsable ? En faisant réparer ses appareils pour éviter d’en acheter de nouveaux. En choisissant des appareils reconditionnés plutôt que neufs. En triant ses mails (les mails qui restent dans nos boîtes mails sont stockés dans des centres de donnés). Et en préférant un moteur de recherche écoresponsable (Ecosia, Qwant…). Pour les propriétaires de sites ou blogs, en choisissant des hébergeurs écoresponsables (o2switch, pour moi, par exemple), en mettant à jour régulièrement son site, en compressant les images…
3. Calculer son empreinte environnementale et la réduire

On connaît l’empreinte carbone : c’est la mesure des émissions de gaz à effet d’une activité. En 2025, l’une des tendances écoresponsables est de calculer (dans le but de le réduire) son empreinte environnementale.
Car il n’y a pas que les émissions de gaz à effet de serre qui nuisent à la planète. Il y a également la pollution de l’eau, la perte de biodiversité, l’amenuisement des ressources naturelles, la destruction des forêts, le changement climatique… C’est tout cela que notre empreinte environnementale prend en compte.
Plusieurs sites et applis proposent de mesurer son empreinte environnementale. Le simulateur Nos Gestes Climat de l’Ademe permet de calculer son empreinte carbone et son empreinte eau. My Impact calcule l’empreinte environnementale numérique pour les professionnels du numérique. On calcule son empreinte environnementale avec Earth Hero.
Comment réduire son empreinte environnementale ? En adoptant des habitudes de consommation écoresponsable (seconde main, made in France, achats durales, matériaux écologiques…), en réduisant ses déchets (compostage, tri, vrac…), en réduisant ses achats (soldes écoresponsables, shopping list…).
4. Se créer un petit espace vert, une tendance écoresponsable et bien-être

Les espaces extérieurs, même les plus petits, sont devenus nos indispensables petites bouffées de verdure dans nos vies citadines ou numériques ou surchargées. En 2025, on en veut toujours plus.
Les balcons deviennent nourriciers. On adore, par exemple, le balcon de Valéry Tsimba (Mon balcon nourricier en permaculture, Ulmer, 14.95 €). Valéry Tsimba y récolte fruits et légumes sur son très joli balcon de 4 m². Les rebords de nos fenêtres se remplissent de pots de végétaux (pour aromates, fleurs ou fraisiers, par exemple). Nos intérieurs se transforment en mini jungles urbaines décorées de plantes vertes ou à fleurs, petites ou grandes. Et les jardins, même les plus petits, permettent de produire en abondance des légumes et des fruits. Comme le démontre Joseph Chauffrey dans son livre Mon petit jardin en permaculture (paru chez terre vivante, 14€, ou 10,30€ d’occasion sur Livrenpoche).
Les astuces ne manquent pas pour végétaliser les tout petits espaces. Jardins verticaux (palettes fixées aux murs…), pots suspendus, plantes grimpantes sur des murs, arbres fruitiers nains pour culture en pot…
5. La seconde main n’a jamais été aussi tendance et reste tendance en 2025

La seconde main est incontestablement le nouveau shopping. En achetant des vêtements, meubles, chaussures, accessoires, objets de seconde main, on réalise des économies et on agit en faveur de la protection de l’environnement.
Car acheter de seconde main c’est acheter beaucoup moins cher que neuf. Vous me direz, il y a Temu et Action… Oui, mais acheter de seconde main c’est pouvoir acheter des produits de qualité à petit prix. Voire même des produits de luxe. Par exemple, Kidstorie permet de vendre et d’acheter des produits de luxe pour enfants (pourquoi pas ?). Vinted et Leboncoin, par exemple permettent d’acheter à tout petit prix des produits haut de gamme ou moyen de gamme (ou bas de gamme, mais quel intérêt ?). Label Emmaüs permet de dénicher de jolies pépites tout en aidant l’association Emmaüs.
Acheter de seconde main c’est également éviter la production d’objets neufs, éviter des transports depuis l’autre bout du monde (l’Asie, souvent), éviter de puiser des ressources naturelles, éviter des déchets. C’est totalement BioGirl. Et donc, ultra tendance (écoresponsable).
Enfin, acheter de seconde main c’est avoir un dressing, un intérieur, un shoesing qui ne ressemble pas à une boutique et qui nous ressemble ! C’est avoir des looks créatifs et un intérieur dans lequel on se sente vraiment chez soi et bien…
6. S’engager est l’une des tendances écoresponsables 2025

En 2025, les particuliers s’engagent. Et les entreprises également.
Nul besoin de tout quitter pour aller vivre sur un bateau de Sea Shepherd France pour s’engager. Cela dit, tout quitter et aller vivre sur un bateau de Sea Shepherd France est possible (s’ils recrutent en ce moment). S’engager peut-être seulement donner à une association caritative (10€ ou 20€ par mois, par exemple, selon ses possibilités). Ou donner un peu de son temps pour participer aux actions d’une association caritative. On offrir quelques aliments lors des collectes alimentaires chaque année. Chaque petit geste compte.
En 2025, les entreprises aussi s’engagent. Et on en veut la preuve. Décarbonation, placements éthiques, démarches zéro déchet ou égalité femme-homme… On exige de plus en plus des entreprises auprès desquelles nous nous fournissons toutes sortes de choses qu’elles appliquent des gestes écoresponsables et éthiques, comme nous.
7. Réparer est un geste écoresponsable que nous allons tous.tes adopter en 2025

Le bonus réparation prévu par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) est mis en place depuis décembre 2022. Il s’agit d’une aide à la réparation de nos objets du quotidien ; une partie du montant de la réparation est prise en charge par l’État qui verse son aide directement aux réparateurs labellisés. Le coût de la réparation est donc allégé pour les consommateurs.trices.
Nous allons donc adorer faire réparer nos vêtements, chaussures, notre matériel informatique, nos appareils électroménagers… Cet écogeste permet à des artisans et boutiques près de chez soi de bien travailler et nous permet d’éviter d’acheter des produits neufs.
En outre, les tutos pour réparer soi-même abondent sur la toile. Il n’y a plus qu’à ! Se lancer dans la couture pour apprendre à refaire des ourlets (et à créer son dressing écoresponsable, ensuite, pourquoi pas ?). Acheter les pièces détachées de ses appareils électriques et les remplacer soi-même (trop fiers.ères !). Prendre des cours de bricolage pour réparer ses meubles… En 2025 on répare. Une des tendances écoresponsables 2025 qui va même faire du bien à notre estime de soi (pour le résultat du travail accompli).
8. S’inscrire sur les nouveaux réseaux sociaux alternatifs

Parce que Twitter n’est plus et est devenu X, un réseau social toxique appartenant au non moins toxique Elon Musk. Le (futur à l’heure où j’écris cet article) responsable d’une commission chargée de l’« efficacité gouvernementale » de l’administration Trump, soutient de l’extrême droite qui veut même voir tous les gouvernements européens aux mains de l’extrême-droite.
Parce que Mark Zuckerberg (PDG de Meta) veut supprimer le fact-checking (la vérification des faits et des informations) et diminuer la modération sur les réseaux sociaux du groupe, Facebook et Instagram, afin de plaire à Donald Trump.
De nombreux médias, associations et personnalités ont d’ailleurs quitté X. Il y a le quotidien français Ouest France, Sud Ouest, le quotidien espagnol La Vanguardia, le quotidien britannique The Guardian, l’association Greenpeace France. Et des personnalités comme Stephen King, Barbra Streisand, Guillermo del Toro, Jamie Lee Curtis, Alyssa Milano, Jim Carrey, Shonda Rhimes… Le #TwitterExodus a fait des émules. Des utilisateurs moins célèbres ont suivi le mouvement : plus de 100 000 comptes auraient été désactivés aux États-Unis le lendemain de la réélection de Donald Trump. (J’essaie également de quitter X mais impossible de me reconnecter…)
C’est l’une des tendances écoresponsables et éthiques que j’ai retenues car nous avons grand besoin d’échanges cordiaux et de respect, non ? Quitter X, Facebook, d’accord. Mais pour aller où ? De nouveaux réseaux sociaux éthiques ou écoresponsables émergent.
- Il y a BlueSky, un projet-test financé par Twitter en 2019, devenu indépendant. Jay Graber en est la présidente. Les inscriptions sur BlueSky ont explosé suite à la réélection de Trump. BlueSky favorise les débats inclusifs, dispose d’une équipe de modérateurs et permet de choisir ce qui apparaît sur son fil d’actualités.
- Qwice permet de publier des textes et des photos. On peut y partager des opinions constructives et débattre. Les utilisateurs ont la possibilité d’évaluer les posts selon une dizaine de critères : … . Les fake-news sont modérées par les utilisateurs notamment. La qualité des informations est mise en avant : un post bien évalué par d’autres utilisateurs sera plus visible qu’un post jugé rempli de fake-news ou discriminant, par exemple.
- Mastodon, lancé en 2016, est un réseau social décentralisé, qui ne stocke pas les données de ses utilisateurs. On y publie des « toots » de 500 caractères maximum avec des hashtags et on peut suivre d’autres utilisateurs.
- Le réseau social Supernova verse 60% de ses revenus publicitaires à des associations caritatives (au choix des utilisateurs).
- BeReal, créé en 2018, met en avant la vérité (contrairement à X et Facebook, donc). BeReal incite ses utilisateurs à partager des moments de vie de manière sincère. Même s’ils ne sont pas instagrammables, en fait. On peut s’abonner à d’autres utilisateurs. Et pas de like, pas de pression.
- Il y a aussi noplace, le MySpace de la Gen Z.
- Et Newmanity, un réseau social green, lieu de partage pour particuliers et professionnels qui s’intéressent à la protection de l’environnement.
9. Investir durable, une tendance écoresponsable à suivre de près

La finance verte est la nouvelle finance.
Qu’est-ce que la finance verte ? Il s’agit des investissements qui financent des projets oeuvrant à la protection de l’environnement.
Et la finance verte plaît de plus en plus. Il y a les obligations vertes. Les choix des investisseurs qui se portent de plus en plus vers des projets respectueux de l’environnement et/ou éthiques. Et les nouvelles banques écoresponsables qui s’adressent aux particuliers et aux professionnels. Par exemple, Green-Got propose des comptes bancaires (comptes pros bientôt disponibles) et une assurance-vie qui financent des projets vertueux. On choisit d’investir dans des projets vertueux par deux moyens : les frais d’interchange et l’arrondi.
10. Voyager écoresponsable, une tendance green qui perdure en 2025

Les voyages en 2025 seront écoresponsables. Le slow tourisme est une tendance post-Covid (encore une) qui perdure en 2025.
Qu’est-ce qu’un voyage écoresponsable ? C’est un voyage dont le trajet s’effectue sans avion, en train de préférence. Dont les déplacements sur le lieu de vacances s’effectuent en transports en commun, à pied ou en vélo. Ou même à la voile (avec Sailcoop par exemple). Et des voyages vers des destinations respectueuses de l’environnement, dans des hébergements écoresponsables.
Lors des voyages écoresponsables, on adopte (ou on poursuit) ses gestes zéro déchet pour ses achats de nourriture sur place, par exemple. On échange avec les locaux (en mode slow tourisme), on prend le temps de profiter de la culture locale.
Le voyage écoresponsable peut nous emmener à l’autre bout du monde, pour protéger les tortues d’Haïti, contrôler la population de pumas en Argentine ou bien recenser les requins baleines à Madagascar tout en découvrant une nouvelle destination. Le site Eco-volontaire partage des idées de séjours mêlant tourisme et écovolontariat proposés par différentes associations.
Ou voyage écoresponsable peut nous faire découvrir des trésors proches de chez nous, en France. Le site GreenGo propose de nombreuses idées de séjours écolos en France.
Certaines destinations se sont même fait une spécialité du tourisme écoresponsable. Le Costa Rica attire les touristes écolos avec des nombreux parcs nationaux et réserves biologiques. L’Islande offre de beaux paysages nature et permet d’observer les baleines (pour mieux les chasser ensuite, sûrement.) Oui, il y a parfois du greenwashing dans le tourisme écoresponsable aussi… (J’avais envie de le placer là, voilà, c’est fait.) Le Portugal attire les écotourismes notamment pour ses côtes et ses parcs naturels protégés (sauf si vous souhaitez construire une résidences de luxe dans la zone Natura 2000 de la Côte de l’Alentejo – ça, c’est possible). La Nouvelle-Zélande a de magnifiques parcs nationaux et propose des programmes de conservation de la faune. Le pays de Galles a son site Internet spécial tourisme en train (Wales on Rails). Et le Kenya attire toujours avec sa réserve naturelle Masai Mara dans laquelle on peut observer des animaux sauvages.
Quelles sont vos tendances écoresponsables et éthiques de 2025 préférées ? Vous en avez d’autres à suggérer ? Laissez un commentaire sous cet article…
Sources : Le Monde, Ouest-France, Capital.fr, Reporterre.
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