10 animaux menacés d’extinction et comment aider à les protéger

10 animaux menacés d’extinction et comment aider à les protéger

De nombreux animaux sont menacés d’extinction, souvent à cause des activités humaines. Déforestation, changement climatique, chasse ou pêche (même illégales), agriculture intensive, égo… Voici 10 animaux menacés d’extinction et des pistes pour, concrètement, les protéger.

Il y a les animaux attachants, comme le panda, l’éléphant ou le tigre, héros de films ou films d’animation pour enfants que l’on adore et que l’on a très envie de sauvegarder. Il y a les mal aimés rendus effrayants par la pop culture et à la mauvaise réputation éculée et infondée, comme le requin, le loup ou le gorille. Et il y a aussi ceux qui laissent indifférents, parce qu’il ne sont pas assez choux, comme le rhinocéros. Tous sont indispensables à la biodiversité et aucun, bien sûr, ne mérite de disparaître. J’ai sélectionné 10 animaux (parce que mon article est déjà long de plus de 4 000 mots et qu’il faut bien le terminer), tous menacés de disparition. Et, pour chaque animal, je vous propose des actions concrètes à mener pour aider à les protéger (don à une association qui œuvre à sa sauvegarde, gestes à appliquer, voyages écovolontaires pour aider les animaux sur le terrain…). J’espère que cet article vous inspirera !

1. Le panda géant, menacé bien que sa population augmente un peu

Le panda géant, menacé bien que sa population augmente un peu
© Curioso.Photography – AdobeStock

Le panda géant est un carnivore… qui mange des végétaux (99 % de végétaux, notamment des bambous) et parfois de la viande. Il est blanc et a les pattes, les oreilles et le contour des yeux noirs. Il vit dans les forêts en haute altitude dans certaines régions de Chine (provinces de Sichuan, Shaanxi et Gansu). Le panda géant mesure entre 1,20 m et 1,50 m et pèse de 75 kg à 160 kg. Son statut est « Vulnérable » sur la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). La population de pandas géants augmente un petit peu. Mais l’espèce reste particulièrement menacée. Environ 1 800 pandas géants vivent à l’état sauvage.

Les principales menaces qui pèsent sur le panda géant : la réduction de son habitat (déforestation pour l’agriculture intensive, la construction de routes et de voies ferrées, exploitation des forêts…) ; le braconnage (illégal) ; la chasse accidentelle ; le changement climatique (qui menace les forêts dans lesquelles le panda vit).

Comment aider le panda géant ?

Un don au World Wildlife Fund (WWF), le Fonds mondial pour la nature (dont le panda est l’emblème), permet à l’ONG de mener à bien des actions de sauvegarde du panda géant en Chine : extension de réserves naturelles, création de corridors verts, mise en place de patrouilles anti-braconnage, soutien des recherches…

Dans les zoos en France, il est souvent possible de parrainer certains animaux : des dons aident le zoo à subvenir aux besoins des animaux et à protéger les espèces menacées via des programmes dédiés. Au zoo de Beauval, par exemple, on peut parrainer les pandas géants Huan Huan, Yuandudu, Yuan Zi et Huanlili. Les dons, de 20€ à 1 000€, sont versés à l’association Beauval Nature qui met en place des programmes de conservation et de recherche ; et ils sont déductibles des impôts à hauteur de 66 %.

2. Le rhinocéros, animal en danger d’extinction à cause de sa corne convoitée

Le rhinocéros, animal en danger d’extinction à cause de sa corne convoitée
© Prasan Shrestha via Wikimedia Commons

Le rhinocéros vit dans la savane, la forêt tropicale, la prairie tropicale et le désert, en Afrique et en Asie. Il est le deuxième plus gros mammifère terrestre après l’éléphant. Le rhinocéros mesure entre 1,20 m et 2 m (au garrot) et pèse jusqu’à 3 600 kg. Il est herbivore et se nourrit d’herbe, feuilles, baies sauvages. Le rhinocéros a peu de prédateurs naturels. Il possède une ou deux cornes, placées sur son museau, qui sont (malheureusement) très prisées et alimentent un commerce illégal. Les cornes du rhinocéros lui servent à se défendre. Il existe 5 espèces de rhinocéros dont 4 ont le statut « Vulnérable » ou « En danger critique d’extinction ». La population de rhinocéros a augmenté grâce à des programmes de conservation. Mais l’espèce fait toujours partie des animaux menacés d’extinction.

Les menaces qui pèsent sur le rhinocéros : le braconnage (commerce illégal de corne de rhinocéros pour la médecine traditionnelle asiatique et comme trophée ) ; la réduction de son habitat (déforestation pour l’agriculture intensive, construction de routes et de barrages).

Comment aider le rhinocéros ?

Afin de participer à la protection des rhinocéros, soutenez, par un don, le WWF qui aide au financement et à l’agrandissement des zones protégées en Afrique et en Asie, et encourage l’écotourisme dans le but d’apaiser les relations entre humains et animaux sauvages.

Le WWF et l’organisation internationale TRAFFIC luttent contre le commerce illégal de corne de rhinocéros. Le réseau TRAFFIC surveille et tente de réguler le commerce de faune et de flore sauvages afin de s’assurer que celui-ci ne nuit pas à la conservation des espèces ni à la biodiversité.

Vous pouvez, en outre, faire un don au Fonds international pour la protection des animaux (IFAW). L’IFAW, avec le Wildlife Trust of India (WTI), supervise le Centre pour la réhabilitation et la protection des espèces sauvages IFAW-WTI, en Inde. Le centre soigne et réhabilite notamment les rhinocéros et éléphants blessés qui ont tenté de traverser l’autoroute qui longe le parc national de Kaziranga. De plus, suite à un rapport de l’IFAW relatif aux ventes aux enchères de défenses d’éléphants et de cornes de rhinocéros en Australie, l’une des principales salles de ventes du pays les a interdites.

Parrainez le rhinocéros indien Henna du zoo de Beauval ou parrainez les rhinocéros blancs du Parc zoologique de Paris.

Partez en voyage écovolontaire pour aider le rhinocéros : mission Monitoring des Big Five en Afrique du Sud, mission Recherche et conservation en Afrique du Sud ou mission Recherche sur les espèces en danger en Afrique du Sud.

3. La tortue marine, présente sur Terre depuis des millions d’année et menacée aujourd’hui

La tortue marine, présente sur Terre depuis des millions d’année et menacée aujourd’hui
© Charles J. Sharp via Wikimedia Commons

La tortue marine est un animal présent sur la Terre depuis plus de 150 millions d’années. Elle peut nager jusqu’à 35 km/h. Ses pattes avant ressemblent à des nageoires. Sa carapace la protège (comme celle de la tortue terrestre). La tortue marine mesure entre 70 cm et 1,80 m et pèse entre 40 kg et 500 kg. Elle est omnivore et se nourrit de crabes, coquillages, petits poissons, méduses, algues… La tortue marine vit dans tous les océans, sauf l’océan Arctique, en pleine mer ou bien près des côtes. Elle a besoin de respirer en dehors de l’eau régulièrement. La tortue marine est menacée. Il existe 7 espèces de tortues marines et 6 d’entre elles sont « Vulnérables » ou « En danger critique d’extinction » d’extinction (liste UICN).

Les menaces qui pèsent sur les tortues marines : la pollution des océans (étouffement avec des objets en plastique ingérés, augmentation de maladies…) ; la réduction de son habitât sur les côtés (plages sur lesquelles les tortues marines pondent…) ; le réchauffement climatique (la température élevée sur les plages où sont pondus les œufs produit des tortues femelles) ; le braconnage (prélèvement des œufs et des tortues pour les consommer, des tortues pour les empailler et les vendre, des carapaces pour l’artisanat de luxe au Japon…) ; les prises accidentelles lors de la pêche (filets ou chaluts qui emprisonnent des centaines de milliers de tortues chaque année, selon le WWF) ; introduction de prédateurs naturels par les humains.

Comment aider la tortue marine ?

Soutenir l’ONG WWF (en faisant un don) permet de participer à la protection de la tortue marine. Le WWF a permis la création de la première zone protégée transfrontalière aux Philippines et en Malaisie pour les tortues marines. Le WWF soutient aussi financièrement les patrouilles qui protègent les nids des tortues marines. Et aide les pêcheurs de l’océan Pacifique à changer de hameçons dans le but d’éviter que les tortues ne meurent dans des prises accidentelles tout en permettant aux pêcheurs de continuer à travailler. Avec le réseau TRAFFIC, le WWF documente le commerce illégal des tortues marines dans le but de proposer aux gouvernements des pays concernés une réglementation et des actions concrètes pour y mettre fin.

Aidez les tortues marines lors d’un voyage écovolontaire en Australie, dans l’Ontario au Canada, en Malaisie, au Mexique, en Thaïlande, au Costa Rica ou bien au Sri Lanka. Mahalo Voyages propose un voyage écovolontaire pour aider les tortues au Costa Rica également.

Le Réseau Tortues Marines de Martinique aide à protéger les tortues. Un numéro d’urgence permet de joindre le réseau qui viendra secourir une tortue en danger.

Nos gestes du quotidien visant à réduire nos déchets sont aussi indispensables pour aider à protéger les tortues. De nombreuses tortues meurent chaque année étouffées par les déchets plastique que nous produisons et qui terminent leur route dans les océans. En réduisant nos déchets et en éliminant le plastique de notre quotidien, on aide donc, réellement les tortues marines.

Lors de voyages dans des pays dans lesquels vivent des tortues marines, boycottez les objets faits en carapace ou les tortues empaillées !

Et, lorsque vous allez sur une plage, ramassez les déchets que vous trouvez et jetez-les dans une poubelle. Partagez les résultats de vos collectes en postant photos et infos (poids et inventaires de ce que vous avez récolté) sur vos réseaux sociaux afin de sensibiliser et inspirer vos proches.

4. Le loup, poursuivi par sa mauvaise réputation éculée et infondée

Le loup, poursuivi par sa mauvaise réputation éculée et infondée
© Miller_Eszter – AdobeStock

Le loup est un mammifère qui vit dans les forêts, dans les plaines ou dans le désert. Il vit en meute allant jusqu’à une dizaine d’animaux et composée d’un couple reproducteur et d’autres individus. Le loup peut mesurer jusqu’à 85 cm et peser jusqu’à 80 kg. Il est doté d’une puissante mâchoire. Et peut courir vite (jusqu’à 60 km/h) et nager. Le loup un animal carnivore opportuniste, qui mange ce qu’il trouve : chevreuils, cerfs, sangliers, oiseaux… S’il ne trouve rien à manger, il est capable de ne pas manger pendant une semaine. S’il a vraiment faim et que l’occasion se présente, il peut s’attaquer au bétail domestique. Ce qui lui vaut la haine des bergers et des chasseurs. La population de loups a beaucoup diminué au cours du XIXe siècle en Europe occidentale et en Amérique du Nord. Le loup est protégé, depuis la convention de Berne de 1990. Son statut sur la liste UICN en France : « Vulnérable ». On compte en France environ 1000 loups et 130 meutes. Dans les Alpes françaises où le loup a été réintroduit et où les bergers pratiquent l’élevage pastoral de montagne, les hommes doivent (ré)apprendre à cohabiter avec le loup.

Les menaces qui pèsent sur le loup : la chasse (le loup est encore aujourd’hui affublé d’une mauvaise réputation et les chasseurs, avec l’appui des gouvernements, l’ont décimé pendant des siècles) ; la réduction de son habitat (déforestation pour l’agriculture, les constructions…).

Comment aider le loup ?

En soutenant le WWF grâce à un don. L’association WWF et l’association Ferus ont développé des programmes d’aide aux éleveurs et aux bergers (Pastoraloup et Parole de loup) afin de favoriser la cohabitation des humains avec les loups. Le WWF a également initié un programme en 2021 en Haute-Savoie (Entre Chien et Loup) dans le but aussi de favoriser la cohabitation des éleveurs avec le loup. Le WWF interpelle aussi les instances institutionnelles pour les inciter à adopter des politiques favorables à la protection du loup.

Ou faites un don à l’association FERUS qui protège les loups, les ours et les lynx sauvages en France.

Ou en signant une pétition lancée par l’Association Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) « Pour que vive le loup et que vive le pastoralisme ». Signez et partagez autour de vous !

Vous pouvez également apporter votre témoignage si vous assistez à un braconnage de loup auprès de l’Office français de la biodiversité (OFB) ou bien à la gendarmerie.

La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) a aussi mis en ligne une pétition afin d’aider à protéger le loup, à signer ici.

Ou parrainez le loup ibérique du Parc zoologique de Paris.

Il existe des voyages écovolontaires en Europe au cours desquels vous pourrez agir concrètement et aider les loups, dans les Alpes en France ou au Portugal par exemple.

5. Le tigre, le plus grand des félins, a failli disparaître

Le tigre, le plus grand des félins, a failli disparaître
© Stephenekka via Wikimedia Commons

Le tigre est le plus grand des félins et l’un des plus grands carnivores terrestres. Il mange des sangliers, des cerfs, des oiseaux, des poissons ou même des buffles. Le tigre peut manger 18 kg de viande lors d’un repas avant de jeûner pendant plusieurs jours. Il a une fourrure rousse rayée de noir. Le tigre vit dans les forêts tropicales ou les forêts de mangrove. Il peut également s’adapter aux forêts froides et gelées ou aux forêts de haute altitude de Russie ou d’Asie. Il peut mesurer jusqu’à 1 m au garrot et peser jusqu’à 300 kg. Le tigre a failli disparaître au XXe siècle. Il restait moins de 2 000 individus en Inde en 1969. Le WWF a alors alerté sur le risque de voir l’espèce s’éteindre. La chasse au tigre est interdite dans tous les pays dans lesquels il vit. Le statut du tigre est « En danger d’extinction » (liste UICN).

Les menaces qui pèsent sur le tigre : le braconnage (le tigre est l’une des espèces les plus braconnées au monde, pour sa peau, différentes parties de son corps utilisées en médecine traditionnelle chinoise et à cause de la fascination qu’il exerce sur les humains) ; la perte de territoire – le tigre a perdu 93% de son aire de répartition historique (déforestation pour l’agriculture intensive, construction de routes sur son territoire…) ; la diminution de ses proies (chassées en masse par les humains ou également menacées d’extinction) ; les conflits avec les humains (les tigres, privés d’une partie importante de leur territoire, s’approchent des humains pour rechercher de la nourriture et s’attaquent parfois au bétail ; les tigres sont ensuite souvent tués ou capturés et envoyés dans un zoo, en représailles).

Comment aider le tigre ?

Là aussi, faire un don au WWF permet d’aider à protéger le tigre. Le WWF collabore avec les gouvernements des pays dans lesquels l’animal vit dans le but d’augmenter la population de tigres. Le WWF collabore aussi avec l’organisation TRAFFIC dans le but d’éliminer le commerce illégal de produits issus du tigre. Et le WWF aide à la gestion des aires protégées, à la préservation de l’habitat naturel du tigre.

Soutenez financièrement le réseau QUATRE PATTES pour aider les tigres. Le réseau QUATRE PATTES a créé, en 2006, le Sanctuaire pour Grands Félins LIONSROCK en Afrique du Sud qui accueille des animaux du monde entier, rescapés de captivité. Les tigres (et les autres animaux) sont soignés (après avoir été malmenés par le humains) et vivent paisiblement dans le sanctuaire. Le sanctuaire accueille des visiteurs qui peuvent observer les tigres, découvrir de beaux paysages ou bien partir en randonnée en pleine nature.

Ou faites un don à l’IFAW. L’IFAW a créé, en 2017, un réseau, la Big Cat Sanctuary Alliance (Alliance des sanctuaires de grands félins) aux États-Unis, qui permet aux sanctuaires de collaborer les uns avec les autres afin d’accueillir très rapidement les tigres et autres grands félins qu’ils sauvent des mains de particuliers qui les détiennent, souvent dans de mauvaises conditions et illégalement.

La réserve Al Ma’wa for Nature and Wildlife, à Gérasa en Jordanie, accueille tigres, ours et autres animaux sauvages rescapés. Il est possible de la visiter.

6. Le requin, un animal qui effraie autant qu’il fascine, menacé par la surpêche

Le requin, un animal qui effraie autant qu’il fascine, menacé par la surpêche
© Jerome Paillet (IFREMER) via Wikimedia Commons

Le requin (comme le loup) est affublé d’une mauvaise réputation, injustifiée (et alimentée par la pop culture). L’espèce est apparue il y a 400 millions d’années et a très peu changé depuis. Le requin vit dans tous les océans de la planète. Il a une puissante mâchoire dotée de 5 à 13 rangées de dents. Le requin peut mesurer de 5 m à 12 m et peser jusqu’à 34 tonnes, selon les espèces. Il est carnivore et se nourrit de poissons. Certaines espèces se nourrissent de phoques, tortues de mer ou pingouins. D’autres, de plancton. Son statut : un tiers des espèces de requins est « Menacé de disparition » (liste UICN).

Les menaces qui pèsent que le requin : la surpêche (pour alimenter le commerce des ailerons de requin, particulièrement rentable – les requins sont capturés, on leur coupe les ailerons et on les rejette à la mer, on parle de « shark finning » ; ou pour alimenter le commerce de dents de requins portées en colliers, de peau de requin utilisée pour créer des chaussures ou de la maroquinerie ou bien de son foie, employé pour fabriquer de l’huile) ; la capture involontaire lors de la pêche commerciale ; la dégradation de son habitat (pollution des océans) ; le changement climatique (qui détériore l’écosystème marin dans lequel il évolue).

Comment aider le requin ?

Vous pouvez aider le requin en faisant un don au WWF. Le WWF protège le requin en protégeant les océans et en plaidant pour une pêche responsable (initiative « Smart Fishing ») et également en participant à des projets d’écotourisme. Le WWF tente de faire interdire certains types de filets de pêche et de limiter le commerce des ailerons de requin avec le réseau TRAFFIC.

Vous pouvez également faire un don à l’ONG Sharks Mission France, qui sensibilise le public à la nécessité de protéger le requin. Vous pouvez aussi « adopter » un requin auprès de l’association.

Utilisez le moteur de recherche OceanHero qui transforme les recherches (parsemées de publicités) en collecte des déchets plastiques dans les océans.

Réduisez vos déchets et éliminez le plastique de vos habitudes de consommation (passez au réutilisable, au verre et à l’inox pour vos emballages…). Moins il y a de plastique dans nos intérieurs, moins il y a de déchets de plastique qui risquent de terminer leur course dans les océans.

7. L’ours brun parmi les animaux menacés d’extinction en Europe

L’ours brun parmi les animaux menacés d’extinction en Europe
© Par Piotr Krzeslak – AdobeStock

L’ours brun est un grand mammifère, omnivore : il mange des écorces d’arbres, feuilles, baies, noix, poissons, insectes, œufs ou petits mammifères sauvages ou domestiques. L’ours brun peut mesurer, debout, jusqu’à 2,50 m de haut et pèse jusqu’à 340 kg. Il vit dans la forêt et la montagne. Comme l’être humain, il marche sur la plante des pieds (il est donc plantigrade). Ses pattes arrières ont 5 doigts et un talon. L’ours brun hiberne. L’ours brun fait partie des animaux menacés d’extinction. Son statut sur la liste UICN est « Préoccupation mineure » au niveau mondial et « En danger critique d’extinction » en France.

Les menaces qui pèsent sur l’ours brun : destruction de son habitat (à cause des construction humaines) ; erreurs de tirs pendant la chasse (la chasse à l’ours est interdite).

Comment aider l’ours brun ?

Vous pouvez soutenir financièrement le WWF qui œuvre pour la protection de l’habitat de l’ours brun et pour faciliter la cohabitation entre humains (bergers, habitants, élus) et ours bruns. Le WWF demande aussi aux instances publiques de réintroduire des femelles ours brun dans les Pyrénées Atlantiques où il ne reste que deux mâles, suite à la mort de Cannelle, une ourse femelle qui a été tuée par un chasseur en 2004.

Soutenez aussi, par un don ou en devenant bénévole, l’association FERUS qui œuvre à la préservation de l’ours (du loup et du lynx) en France et à la cohabitation entre les humains et ces animaux sauvages menacés d’extinction.

Plusieurs forêts sanctuaires dans lesquels les ours bruns sont protégés existent en Europe et dans le monde, gérées par l’association QUATRE PATTES : la forêt des ours d’Arbesbach en Autriche, la forêt des ours de Belista en Bulgarie, la forêt des ours de Domashyr en Ukraine, la forêt des ours de Müritez en Allemagne, la forêt des ours de Minh Binh au Vietnam, la forêt des ours de Pristina au Kosovo. Ces forêts proposent des visites guidées instructives aux touristes (soucieux de la protection des ours bruns).

Le sanctuaire Arosa Terre des Ours en Suisse, soutenu notamment par QUATRE PATTES, accueille des animaux sauvés de captivité. Les touristes peuvent y apprécier les paysages somptueux, observer les ours et apprendre de nombreuses choses sur ces animaux le long d’un parcours surélevé qui chemine de plateforme d’observation en plateforme d’observation.

Pour aider les ours bruns, des petits gestes du quotidien sont aussi utiles : boycotter les vidéos d’animaux sauvages (ours bruns entre autres) sur les réseaux sociaux afin de ne pas encourager leur trafic (illégal), réduire son empreinte environnementale (ce qui aide tous les animaux, nous humains et la nature en général).

Voici également un joli voyage écovolontaire en Croatie pour aider les ours bruns.

8. L’éléphant, le plus grand animal terrestre, encore menacé pour son ivoire

L’éléphant, le plus grand animal terrestre, encore menacé pour son ivoire
© Charles J. Sharp via Wikimedia Commons

L’éléphant est le plus grand mammifère terrestre (avant le rhinocéros). Il est herbivore et mange des herbes, des feuilles, des fruits… L’éléphant se sert de sa trompe pour attraper l’eau et la nourriture, pour attraper des objets et également dans des interactions sociales (caresser, menacer…). Il pèse jusqu’à 6 tonnes (5 pour l’éléphant d’Asie). L’éléphant refroidit son corps grâce à ses grandes oreilles. Et se défend ou creuse avec ses défenses, qui poussent tout au long de sa vie. C’est pour ses défenses, en ivoire, que l’éléphant est encore aujourd’hui braconné. Aux XIXe et XXe siècles, la population d’éléphant à énormément diminué. L’éléphant vit dans la savane ou dans les forêts tropicales en Afrique et en Asie. Les éléphants d’Asie et de la savane d’Afrique ont le statut « En danger d’extinction » sur la liste UICN. L’éléphant de forêt d’Afrique a le statut « En danger critique d’extinction » (UICN).

Les menaces qui pèsent sur l’éléphant d’Asie et d’Afrique : le braconnage (illégal, pour la vente de ses défenses en ivoire principalement) ; la réduction de son habitat (déforestation, fragmentation de son territoire par les constructions humaines…) ; les conflits avec les humains (concurrence sur les territoires – des éléphants parfois saccagent les récoltes ou peuvent même tuer des humains et ces derniers tuent des éléphants pour se défendre).

Comment aider l’éléphant ?

Pour aider à protéger l’éléphant, soutenez (par un don), le WWF. Le WWF mène des programmes de protection des éléphants en Afrique et en Asie : aide à la lutte anti-braconnage et aide à la gestion des aires protégées ; aide à la lutte contre le trafic illégal de l’ivoire et des animaux sauvages (avec le réseau TRAFFIC) ; aide à la cohabitation entre les humains et les éléphants ; aide des gouvernements des pays concernés à la conservation des éléphants.

Le WWF, avec d’autres ONG, soutient le programme MIKE (Monitoring the Illegal Killing of Elephants) dont le but est de collecter des informations et d’aider les gouvernements des pays dans lesquels vivent les éléphants à améliorer la cohabitation entre ceux-ci et les humains.

Soutenez également la fondation QUATRE PATTES pour qu’elle poursuive ses actions en faveur, notamment, des éléphants. QUATRE PATTES a, par exemple, réuni, en 2024, 4 éléphantes, sur demande de la Haute Cour du Sindh au Pakistan. Ces éléphantes avaient été capturées dans la nature jeunes et étaient mal soignées dans un environnement peu adapté. Les voilà maintenant ensemble (l’une d’elles est décédé avant cet heureux dénouement) au Karachi Safari Park.

Soutenez aussi l’IFAW qui soigne et réhabilite, avec la Wildlife Trust of India (WTI), les éléphants et rhinocéros, entre autres, blessés en tentant de traverser l’autoroute qui longe le parc national de Kaziranga en Inde. Les animaux sont soignés dans le Centre pour la réhabilitation et la protection des espèces sauvages IFAW-WTI. En outre, l’IFAW soigne et réhabilite les éléphants orphelins accueillis dans des nurseries pour éléphants en Zambie. L’IFAW a aussi publié un rapport sur les ventes aux enchères de défenses d’éléphants et de cornes de rhinocéros en Australie qui a incité la plus grande salle de ventes du pays à les interdire.

Et voici 2 voyages écovolontaires pour participer, concrètement, à la sauvegarder des éléphants : Monitoring des Big Five en Afrique du Sud et Protégez les éléphants du désert en Namibie.

9. L’ours polaire, victime du réchauffement climatique

L’ours polaire, victime du réchauffement climatique
© Christopher Michel via Wikimedia Commons

L’ours polaire est le plus grand carnivore terrestre. Il vit sur la banquise en Arctique. Sa fourrure est blanche et, grâce à ses pattes qui sont un peu palmées, il se déplace aisément sur la neige fraîche. L’ours polaire se nourrit principalement de phoques, et parfois de poissons, de renards et d’oiseaux. Les mâles peuvent mesurer jusqu’à 3,50 m, les femelles, jusqu’à 2,10 m. Et ils pèsent respectivement jusqu’à 410 kg et 320 kg. Le statut de l’ours polaire : « Vulnérable » (liste UICN).

Les menaces qui pèsent sur l’ours blanc : la réduction de la banquise due au réchauffement climatique (la banquise diminue de 13% environ tous les 10 ans, or elle est indispensable aux ours polaires pour la chasse, la reproduction…) ; la pollution des océans (des polluants persistants se trouvent dans les animaux que l’ours polaire mange) ; l’exploitation pétrolière et de gaz (qui augmente, entre autres, les risques de conflits avec les humains, de pollution et de marées noires).

Comment aider l’ours polaire ?

En effectuant un don au WWF qui crée des espaces protégés, soutient des projets de recherche sur l’ours polaire, notamment.

Ou à l’ONG Polar Bears International qui étudie et protège les ours polaires et la banquise.

La Journée internationale de l’ours polaire se tient le 27 février. Ce jour-là, partagez avec vos proches ou sur vos réseaux sociaux vos dernières lectures au sujet de l’ours polaire et des menaces qui pèsent sur l’espèce (et/ou cet article…). Un petit geste pour sensibiliser, et, peut-être, permettre de mobilier plus de monde (dons, actions concrètes).

Et limitez, individuellement, votre impact sur le réchauffement climatique. C’est un petit geste mais il compte. Comment faire ? Suivez, par exemple, les tendances green de 2025 : consommez écoresponsable, passez au zéro déchet…

10. Le gorille, le plus grand des singes, chassé illégalement

Le gorille, le plus grand des singes, chassé illégalement
© Charles J. Sharp via Wikimedia Commons

Le gorille est le plus grand des singes. Il est pacifique et timide (contrairement à King Kong donc). C’est l’un de nos plus proches cousins. Il a un pelage noir, des grandes mains. Le gorille vit dans les forets tropicales en Afrique centrale. Il peut mesurer jusqu’à 2 m (debout) et peser jusqu’à 210 kg. Il se nourrit en majorité de fruits et également de feuilles et parfois d’insectes. Son statut : « En danger critique d’extinction » sur la liste UICN.

Les menaces qui pèsent sur le gorille : la chasse (pour la viande, pour l’utilisation de parties de son corps en médecine traditionnelle chinoise, pour servir de trophées) ; la réduction et la fragmentation de son habitat (construction de routes, déforestation pour l’agriculture intensive…) ; le commerce illégal d’animaux sauvages ; les maladies transmises par l’humain.

Comment aider le gorille ?

Aider le WWF permet d’aider les gorilles. Le WWF aide à la gestion des zones protégées et à la lutte contre le trafic de produits issus de gorilles, par exemple. Le WWF et le réseau TRAFFIC ont permis l’adoption, en 2007, de l’Accord Gorilla, un traité international juridiquement contraignant, quia pour but la conservation des gorilles. En outre, le WWF, avec l’’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), aide techniquement et financièrement les gardiens du Parc National des Virunga en République démocratique du Congo.

Vous pouvez également soutenir financièrement le collectif QUATRE PATTES qui soutient l’ONG Projet Gorille Fernan-Vaz (PGFV) au Gabon. L’ONG PGFV a créé un centre de réhabilitation pour gorilles dans le but de sauver des animaux rescapés.

Et aidez, sur le terrain, au Gabon, l’ONG PGFV qui fait appel à l’écovolontariat.

Vous pouvez aussi « adopter » un gorille. Le Parc National des Virunga, en République Démocratique du Congo, est une zone protégée surveillée par plus de 700 gardes forestiers et qui abrite des animaux menacés d’extinction, notamment des gorilles. Le parc protège la biodiversité mais également aide les populations locales (énergie renouvelable, agriculture et pêche durables, écotourisme). « Adopter » (symboliquement) un gorille permet de financer le personnel qui travaille dans le parc.

Sources : WWF, QUATRE PATTES, IFAW, UICN.

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