En janvier, j’apprécie le renouveau, le calme après les fêtes de fin d’année, l’attente du printemps… Et les bonnes résolutions. Oui, c’est traditionnel, voire un peu démodé, mais je trouve que les résolutions sont remplies d’espoir et d’idées prometteuses. Voici donc 10 bonnes résolutions écoresponsables pour 2026 !
Parce qu’une nouvelle année donne des ailes, l’envie de se lancer dans de nouveaux projets, de relever de nouveaux défis, de faire bien, de faire mieux (pour soi, pour la planète aussi). Un mois de janvier tout nouveau, tout beau (un peu froid cette année quand même). On laisse derrière nous une année 2025 qui a pu être riche en émotions, parfois très bonne, parfois un peu moins. Et on fait place à la nouvelle année 2026 . Et à 10 bonnes résolutions pour l’année 2026 qui changent vraiment la donne ! Est-ce que cela va suffire à changer le monde ? Oui, cela va aider – utiliser nos super-pouvoirs de BioGirl permet de faire avancer la protection de l’environnement. Je vous souhaite une très belle année 2026, green, bien sûr, et également douce, créative et enrichissante.
1. Réduire ses déchets

Réduire ses déchets faisait partie de ma liste de bonnes résolutions 2025 (bonnes résolutions publiées sur le blog). On ne réduit jamais assez ses déchets. En 2022, la France était le deuxième plus gros producteur de déchets de l’Union Européenne, après l’Allemagne, avec 345 468 000 tonnes de déchets. Soit 5,1 tonnes de déchets par habitant en 2022. (Source : Service des données et études statistiques – SDES). Voilà donc la première des bonnes résolutions écoresponsables de 2026 : réduire encore ses déchets.
Comment faire ? Trier et ranger son intérieur pour savoir ce que l’on possède, ne pas acheter en double, ne pas gaspiller ni jeter. Préférer les produits sans ou avec peu d’emballages : la nourriture en vrac ; les cosmétiques solides (des marques en proposent : Comme Avant, Greenweez… j’en ai sélectionné dans la boutique du blog) ; les produits emballés dans du papier – recyclable (papier toilette emballé dans du papier plutôt que dans du plastique) ; les produits frais de saisons plutôt que les plats tout prêts (emballés dans du carton et du plastique) ; composter ; remplacer les produits jetables par des produits réutilisables (emballages cadeaux en tissu réutilisables, éponge, serviettes de table et nappe en tissu lavables, porte documents en tissu, oriculi plutôt que cotons-tiges, lingettes lavables…), gourde plutôt que bouteilles en plastique…
2. Soutenir une association de protection de l’environnement

Soutenir une association engagée dans la protection de l’environnement est une résolution écologique totalement BioGirl. Il y a les associations que l’on connaît toutes et tous (Greenpeace, Sea Shepherd France, GoodPlanet, WWF, LPO, Générations Futures, Surfrider Foundation Europe, par exemple…). Et il y a de nombreuses associations plus petites, qui œuvrent elles -aussi à la protection de l’environnement.
Comment faire pour les soutenir ? Il y a toujours la possibilité de faire un don (paiement via le site Internet, envoi d’un chèque…). Les dons sont souvent défiscalisés. C’est-à-dire qu’ils donnent droit à une réduction de l’impôt sur le revenu égale à 66 % du montant donné à l’association (dans la limite de 20 % du revenu imposable). Par exemple : un don de 100 € fait à une association de protection de l’environnement donne droit à une réduction de 66 € sur l’impôt sur le revenu. Le don revient ainsi à 34 € après réduction d’impôt.
On peut également soutenir une association en devenant bénévole. Contactez l’association de votre choix et proposez vos services. Et en parlant de cette association (surtout si vous avez des milliers d’abonnés.es ou plus sur vos réseaux sociaux !).
3. Adopter le slow tourisme

Qu’est-ce que le slow tourisme ? C’est une manière de voyager en accord avec ses convictions écologiques. Oubliez le tourisme de masse et préférez les micro-aventures près de chez vous, les trajets écologiques (sans avion – même pour les longues distances), les destinations nature, les voyages engagés (pour la protection de l’environnement et pour aider les humains)…
Le slow tourisme est écoresponsable. Point de trajet en avion (très polluant) mais des trajets en train, bateau (dans le cargo Neoliner Origin, le premier cargo à voiles commercial – français – qui transporte des marchandises ainsi que des touristes sur l’océan Atlantique). Et, sur son lieu de vacances, point de voiture mais du vélo et de la marche. Point de séjours dans des lieux remplis de monde qui nous incitent à consommer, mais des lieux loin des sentiers battus à la rencontre des habitants.es et de lieux originaux et magnifiques, ou même des séjours engagés avec des missions de protection de la nature ou d’aide aux habitants.es.
Comment adopter le slow tourisme ? Équipez-vous d’un guide touristique de votre ville ou région et parcourez-les. Pour les séjours engagés ou lointains, il existe plusieurs sites Internet spécialisés dans le slow tourisme. Eco-volontaire regroupe des idées de séjours d’écovolontariat un peu partout dans le monde. GreenGo propose de nombreuses idées de séjours écoresponsables en France.
4. Passer plus de temps à l’extérieur

Passer du temps à l’extérieur, même en hiver, est bon pour le moral et aide à réduire le stress. Que l’on flâne, marche, coure… Être à l’extérieur permet également de respirer un air sain (plus sain que l’air de nos logements, même en ville !). Et de synthétiser la vitamine D grâce au soleil (nous manquons souvent de vitamine D – vitamine D qui augmente les taux de calcium et de phosphore dans le sang et favorise l’immunité notamment). Être dehors, ensuite, favorise le rythme circadien et améliore la qualité du sommeil.
Passer du temps à l’extérieur est également bon pour les enfants. Des études récentes sur « l’école dehors » démontrent que le contact avec la nature favorise le bien-être, le travail en équipe et la sensibilisation à la protection de l’environnement, par exemple.
Comment profiter du temps passé à l’extérieur ? Une vingtaine de minutes (lorsqu’il y a du soleil, en fin de matinée et l’après-midi) passées au soleil chaque jour sont suffisantes pour synthétiser une bonne quantité de vitamine D, pour s’aérer l’esprit. Et 20 à 30 minutes de marche quotidienne permettent de garder son corps en forme (recommandation OMS). Passer du temps à l’extérieur est ainsi une activité gratuite et écoresponsable.
5. S’habiller avec de la seconde main

En 2026, on oublie la fast-fashion et l’ultra fast-fashion et on consomme la mode de manière écoresponsable. Notamment en s’habillant avec de la seconde main.
Pourquoi ? Parce que la fast-fashion et encore plus l’ultra fast-fashion proposent d’énormes quantités de vêtements de basse qualité, jetables, à tout petit prix, qui nous poussent à consommer beaucoup et mal (achats impulsifs, vêtements jetés et jamais portés, grandes quantités de pièces pas utiles).
Les enseignes d’ultra fast-fashion exploitent des employés mal rémunérés (ou pas, dans les usines qui pratiquent le travail forcé des minorités en Chine), travaillant des des conditions indignes, sans droits. Les produits issus de ces usines sont fabriqués à partir de textiles synthétiques (conçus avec du pétrole et des produits chimiques). Textiles qui souvent ne répondent pas aux normes européennes et sont dangereux. En outre, les plastiques dont sont constitués les vêtements de l’ultra fast-fashion se détériorent au lavage et deviennent des microplastiques qui terminent leur course dans les océans. Le recyclage de ses vêtements composés de différents produits chimiques est difficile. Ceux que l’on jette sont donc incinérés ou envoyés dans des pays d’Afrique (au Ghana par exemple) où, trop nombreux, ils terminent leur vie sur les plages qu’ils polluent (encore). Enfin, la production à très grande échelle de produits de base qualité exige, en outre, énormément d’eau et émet d’importantes quantités de gaz à effet de serre. L’ultra fas-fashion est donc désastreuse pour l’environnement et pour les humains.
Acheter de la seconde main c’est éviter des déchets en offrant une nouvelle vie à des pièces encore portables. C’est aussi éviter des émissions de gaz à effet de serre (pas de transports, pas d’usines qui les fabriquent) et l’utilisation de produits chimiques et de pétrole. C’est adopter un look personnalisé, original, à son image. Et c’est bannir l’ultra fast-fashion.
Comment acheter de la mode de seconde main ? Les sites et applis sur lesquels acheter des vêtements de seconde main sont nombreux. Pensez à Vinted ou leboncoin par exemple. Sur Label Emmaüs, les achats sont solidaires. On trouve sur ces plateformes des pièces pour femmes, hommes, enfants et bébés. Des vêtements, chaussures et accessoires. Et même des pièces de luxe sur Vestiaire Collective, par exemple.
Je partage (aussi) des infos, conseils, DIY et astuces pour se composer un dressing écoresponsable dans mon livre Mon dressing écoresponsable (Artémis, 2022).
6. Manger bio et local

Manger bio et local est bon pour la santé et la planète. L’alimentation biologique contient peu de pesticides. L’étude NutriNet-Santé, menée par l’INRA, l’Inserm et l’Université Paris 13, met en évidence les bienfaits d’une alimentation bio par rapport à une alimentation conventionnelle. Manger bio réduit les risques d’obésité, de diabète et de maladies cardio-vasculaires et les risques de cancers. Les nombreux pesticides contenus dans les aliments issus de l’agriculture conventionnelle sont donc néfastes pour notre santé. Et pour la planète : les sols, les cours d’eau et les nappes phréatiques sont pollués par les substances chimiques utilisées en agriculture conventionnelle.
Comment bien manger, bio et local, à prix raisonnable ? En allant faire ses courses directement chez un producteur bio près de chez soi. En allant au marché (chez un producteur bio). En repérant les petites boutiques bio (toutes ne pratiquent pas des prix élevés), les AMAP, les lieux de distribution de La Ruche qui dit Oui !… En choisissant, des les hypermarchés, les produits bio et locaux.
Et de saison. Mangez des pommes en hiver, des fraises au printemps-été et des oranges (françaises) en hiver également. Des choux-fleurs de septembre à avril et des tomates de juin à septembre (non, pas en avril ni à Noël).
7. Rejoindre une banque éthique

Une banque éthique investit en priorité dans des projets écologiques, sociaux et culturels. Et pas dans les entreprises qui pratiquent l’extraction des énergies fossiles, donc. Les produits proposés par une banque éthique (comptes, épargne, crédits) participent à ce financement de projets vertueux.
La Fédération Européenne des Banques Ethiques et Alternatives a établi une charte des banques éthiques. 3 critères doivent être remplis : le financement exclusif de projets porteurs de sens, écologiques, sociaux et culturels ; la transparence ; le management collaboratif (participation des salarié.es et des adhérent.es).
Si on veut s’engager en soutenant une association de protection de l’environnement en 2026 (et ensuite), on veut aussi que notre banque soit engagée.
Comment rejoindre une banque éthique ? Il existe plusieurs banques éthiques (Green-Got, La Nef, le Crédit Coopératif, par exemple). Même certaines grandes banques s’y mettent (au financement de projets éthiques). Ainsi, la Banque Postale refuse-t-elle de financer des entreprises qui participent à l’accroissement de l’extraction du pétrole et du gaz.
8. Jardiner

Jardiner est bon pour le moral (on passe du temps à l’extérieur, on fait pousser des végétaux) et bon pour la santé (on pratique un exercice physique). C’est également bon pour l’environnement.
Parce qu’on cultive des végétaux sans pesticides, des arbres qui captent du CO₂, que l’on attire des insectes et autres animaux sauvages dans son jardin – même petit – ou sur son balcon ou sa terrasse, que l’on enrichit la biodiversité en semant différentes essences végétales, que l’on enseigne à nos enfants le goût du jardinage et l’importance de protéger le vivant.
Sur un rebord de fenêtre, placez quelques jardinières et pots suspendus. Sur un balcon ou une terrasse, ajoutez des pots, de toutes les dimensions, au sol, contre les murs ou sur le garde-corps. Dans un petit jardin, optimisez l’espace en cultivant des végétaux très serrés les uns avec les autres, en hauteur sur des tuteurs ou des murs végétaux (faits de palettes récup, par exemple). Dans un grand jardin, faites-vous plaisir et construisez un haver de paix et de nature à votre image.
Comment se lancer dans le jardinage ? Commencez par déterminer l’espace que vous souhaitez cultiver. Puis équipez-vous de contenants (récup) le cas échéant. Nourrissez votre sol avec du compost, du fumier, des engrais verts. Choisissez des végétaux qui font plaisent (à manger et/ou observer). Multipliez les essences végétales pour favoriser la biodiversité. Semez et plantez !
Voici quelques bonnes adresses pour acheter vos graines bio, reproductibles et libres de droit : la Ferme de Sainte Marthe, l’association Kokopelli, la Graine Libre ou encore La Semence Bio.
9. Économiser l’eau

100 milliards de litres d’eau potable partent dans les toilettes chaque année en France (source : Planetoscope). En France, nous consommons chaque jour, par habitant, 148 litres d’eau. Notre consommation d’eau est énorme. Et elle ne tient pas assez compte de la fragilité de cette ressource naturelle. Parce que l’on connaît de plus en plus d’épisodes de canicules et de sécheresse, que les nappes phréatiques ont de plus en plus de mal à se recharger, qu’en 20 ans, l’eau disponible a baissé de baissé de 14 % dans le sud de la France.
Aussi, il est important de réduire notre consommation d’eau.
Comment économiser l’eau ? Avec quelques gestes simples à appliquer au quotidien : couper l’eau lorsque l’on se savonne, préférer les douches aux bains, récupérer l’eau quand on lave ses fruits et légumes dans une petite bassine et s’en servir pour tirer la chasse d’eau, vérifier ou faire vérifier ses conduits par un professionnel afin de s’assurer qu’il ‘y a pas de fuite donc pas de perte d’eau, installer un récupérateur d’eau dans son jardin et utiliser l’eau récoltée (pour arroser, laver le sol…), tirer la chasse d’eau après 2 ou 3 pipis, installer un système de récupération de l’eau de pluie pour sa chasse d’eau (dans sa maison individuelle, quand on est propriétaire).
10. Partager ses bonnes résolutions écoresponsables avec son entourage

Vous connaissez nos super-pouvoirs de BioGirl et BioBoy ? L’influence est l’un d’entre eux. Même si l’on n’a pas une communauté de plusieurs dizaines de millions d’abonnés sur Instagram. Nous influençons nos proches, nos enfants, notre famille.
Comment partager ses bonnes résolutions écoresponsables avec son entourage ? Lancez simplement le sujet des bonnes résolutions green dans une conversation. Proposez à votre entourage de partager une liste de bonnes résolutions écologiques et de vous encourager à les tenir toute l’année (et les années suivantes aussi). Partagez cet article (oui, ça fait connaître mon blog également – merci). Postez sur vos réseaux sociaux (même si votre famille seulement vous y suit) vos bonnes résolutions écoresponsables de 2026 !
