Que sont les tendances écoresponsables 2026 ? Ce sont les pratiques green que, collectivement, nous appliquons de plus en plus. Ces gestes écologiques que gouvernements, entreprises et individus facilitent, discutent, choisissent.
Voici ma sélection de 10 tendances écoresponsables 2026. Est-ce que l’on peut se permettre que la conso responsable soit juste une tendance de l’année ? Non, bien sûr. Est-ce que déterminer vers quelles tendances green notre société tend peut apporter de la visibilité à des pratiques écologiques et éthiques ? Oui. Consommation locale, slow fashion, économie circulaire, éthique… Voici donc 10 tendances fortes pour cette année 2026, à suivre de près, à partager et à s’approprier pour les années suivantes également.
1. La consommation locale, grande tendance green en 2026

Consommer de manière écoresponsable c’est, entre autres, consommer local. Que ce soit pour la nourriture ou pour les objets, vêtements, meubles, cosmétiques…
Consommer est plus que jamais un acte politique. Pourquoi ? Parce que nos choix de consommation influencent les industriels, qui veulent notre argent donc proposent des produits susceptibles de nous plaire. Et parce que les femmes et hommes politiques veulent notre voix (dans les urnes) et doivent proposer donc des programmes puis agir en suivant nos revendications écologiques.
Parmi les tendances conso de 2026, on peut noter la transparence et les produits locaux. De la transparence sur l’origine du produit, ce qu’il contient, son impact sur l’environnement et les humains. Et les produits locaux, fabriqués en France ou en Europe (biens de consommation) ou cultivés près de chez nous (nourriture). Parce que le local et le made in France sont un gage de savoir-faire, de tradition et de qualité et nous inspirent confiance. Parce qu’acheter made in France c’est favoriser l’emploi en France. Et parce que les réglementations française et européenne nous protègent (encore) de certaines substances nocives chimiques.
2. Les énergies vertes

L’une des tendances écoresponsables 2026 : les énergies vertes. Les énergies vertes (ou énergies renouvelables) proviennent de la nature : soleil, vent, terre, eau, matière organique. Contrairement aux énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel, principalement), les énergies vertes sont considérées comme inépuisables et peu polluantes (bien moins que les énergies fossiles, en tous cas).
L’énergie du vent permet de produire de l’électricité, l’énergie solaire produit électricité et chaleur, l’énergie de la matière vivante, de l’électricité et du biogaz, l’énergie de l’eau produit de l’hydroélectricité et l’énergie de la terre (géothermie), de la chaleur.
En France, en 2023, 22,2 % de la consommation d’énergie provenait d’énergies vertes. C’est encore assez peu. Et les premières sources d’énergie en France sont le nucléaire (39 %) et les produits pétroliers (30%). (Source : Ministères de l’Aménagement du territoire et de Transition écologique.) Pour comparer avec quelques pays européens : en Suède, en 2023, 66,4 % de l’énergie était verte ; le chiffre s’élevait à 40,8 % en Autriche, 24,9 % en Espagne et 21,5 % en Allemagne, 19,6 % en Italie et 14,4 % au Luxembourg. (Source : Insee.)
Or, l’utilisation des énergies renouvelables permet de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Les énergies renouvelables génèrent également moins de pollution de l’air donc sont meilleures que les énergies fossiles pour notre santé. Elles permettent également de produire des emplois dans des domaines différents. Et peuvent être produites en France – un pas vers notre indépendance énergétique (un enjeu majeur).
Les investissements sont en augmentation dans le secteur des énergies renouvelables, en nombre et en montants investis. Et la demande augmente, au niveau mondial. C’est bien l’une des tendances écoresponsables 2026 !
3. Les bâtiments écologiques

Qu’est-ce qu’un bâtiment écologique ? C’est une construction dont l’impact environnemental est réduit, de l’étape de la conception à celle de la démolition. Une attention particulière est ainsi portée à l’emploi de matériaux renouvelables, à l’efficacité énergétique, à l’économie des ressources et au bien-être des habitants.
Par exemple, l’orientation et la dimension des fenêtres doivent favoriser l’apport de lumière et de chaleur naturelles. L’isolation doit apporter du confort thermique en été et en hiver. Aussi, un système de production d’énergie (renouvelable) réduit les besoins en énergie des occupants. L’emploi de matériaux durables (recyclés, naturels…) pour la construction du bâtiment réduit son impact environnemental. Et un système de collecte des eaux de pluie favorise les économies d’eau.
Les bâtiments à énergie positive, eux, produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment, grâce à des systèmes de production d’énergie renouvelables.
Particuliers et promoteurs se tournent de plus en plus vers des constructions écologiques. Une tendance 2026 qui devrait continuer à se développer les années suivantes.
4. L’IA au service de la protection de l’environnement

L’intelligence artificielle (IA) permet des avancées dans le domaine de la protection de l’environnement. Et c’est l’une des grandes tendances écoresponsables 2026 (et des années suivantes sans aucun doute).
Ainsi, l’IA permet-elle d’optimiser l’utilisation de l’énergie, d’affiner les projections liées aux risques climatiques (cartographies précises, liens entre les données collectées…), de lutter contre la pollution, protéger les écosystèmes et aussi de compléter nos connaissances sur l’environnement et la protection de l’environnement…
Par exemple, Nimbo (développée par Kermap) permet de valoriser les pratiques agricoles écologiques grâce à des indicateurs nombreux et précis sur la qualité du sol, les cultures, l’irrigation…
Un autre exemple : SoFi (Soft Robotic Fish), créé par des chercheuses et chercheurs du MIT, est un poisson robotisé que les scientifiques envoient dans l’océan pour observer la faune marine sans l’effrayer ni la perturber et ainsi étudier l’impact de la pollution océanique sur les animaux. L’équipe du MIT travaille à intégrer l’IA dans SoFi afin qu’il suive de manière autonome les animaux sous-marins.
Une initiative du programme AI for Earth de Microsoft, menée en collaboration avec l’entreprise de logiciel géospatial Esri et l’ONG Chesapeake Conservancy, cartographie la baie de Chesapeake, le plus grand estuaire des États-Unis qui se trouve sur la côte Est, afin de récolter rapidement des images précises (précision de 1 mètre) et donc de protéger efficacement l’écosystème de la baie.
5. La préservation de la biodiversité, parmi les tendances écoresponsables 2026

La biodiversité est essentielle à la vie sur Terre. Nous dépendons d’elle pour nous nourrir, boire, respirer… Et même pour le fonctionnement de notre économie (pêche, agriculture, tourisme, médecine, industrie…). L’océan produit plus de 50% de l’oxygène présent sur Terre et il capture presque 30% du CO2 présent dans l’atmosphère. Et plus de 70% des cultures dépendent de la pollinisation (source : biodiversite.gouv.fr). Or, la pollution que nous engendrons, la déforestation, nos émissions de CO2 détériorent la biodiversité.
Il est possible de calculer l’érosion de la biodiversité et son impact sur l’économie (et le PIB des pays – tous les pays du monde sont concernés). La « comptabilité du capital naturel », mise en place par la Banque mondiale au sein de son Programme mondial pour le développement durable en 2021, permet aux entreprises et aux gouvernements d’intégrer la protection de la biodiversité dans leurs décisions. La nature entre dans la « comptabilité » des entreprises et des pays et doit alors être prise en compte.
Aussi, la préservation de la biodiversité est un enjeu primordial, mondial et urgent (pas simplement une tendance, bien sûr).
L’Accord de Montréal sur la biodiversité de la COP15 (dit « accord de Kunming-Montréal »), adopté en 2022 et signé par 196 pays (dont la France), vise à protéger 30 % des terres et 30 % des mers de la planète d’ici 2030. De plus en plus d’entreprises également prennent conscience de leur dépendance vis à vis de la biodiversité (matières premières…) et mettent en place des mesures afin de la protéger (plans « zéro déforestation », achats responsables de matières premières, revitalisation des sols, créations de haies de biodiversité pour séparer les parcelles…).
Et nous, BioGirl et BioBoy, que pouvons-nous faire ? Préserver la biodiversité à notre échelle : semer et planter partout où on peut le faire, acheter responsable, ramasser les déchets que l’on trouve lors de nos balades (en ville, sur la plage, partout), économiser l’eau, économiser l’énergie, transmettre à nos enfants (et à tous nos proches) nos valeurs en faveur de la protection de l’environnement…
6. L’alimentation durable, tendance 2026

L‘alimentation durable se définit, selon l’ADEME comme « l’ensemble des pratiques alimentaires qui visent à nourrir les êtres humains en qualité et en quantité suffisante, aujourd’hui et demain, dans le respect de l’environnement, en étant accessible économiquement et rémunératrice sur l’ensemble de la chaîne alimentaire. »
Nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à vouloir savoir ce qu’il y a dans nos assiettes. Pour notre santé, pour le goût, pour la protection de l’environnement. Et à vouloir une juste rémunération des producteurs, également.
Pourquoi est-ce important d’adopter une alimentation durable ? Afin de préserver la biodiversité, de réduire le gaspillage et les déchets, de réduire également l’empreinte carbone de notre consommation (due aux pratiques agricoles intensives et au transport, principalement), de manger des bonnes choses et afin d’être en bonne santé (la mauvaise alimentation est le premier facteur de risques pour notre santé).
Comment adopter une alimentation durable ? En privilégiant les aliments locaux, de saison et bio. En cuisinant soi-même (des recettes simples et bonnes). Aussi, en limitant les intermédiaires (acheter à des producteurs directement – au marché, dans des AMAP et autres structures qui regroupent des agriculteurs, sur les champs, dans des cueillettes…). Et en adoptant des pratiques zéro déchet et zéro gaspillage de nourriture (acheter en juste quantité, accommoder les restes, bien conserver ses aliments, composter). Et en scannant les produits de supermarché à l’aide d’applis gratuites telles que Etiquettable qui propose des recettes durables, Yuka et QuelProduit qui détaillent la composition des aliments.
La tendance (et l’enjeu majeur) de l’alimentation durable se retrouve un peu partout. Le Collectif les Pieds dans le Plat milite pour des cantines proposant de la nourriture bio, locale et faite maison partout en France, par exemple. Le secteur de la restauration s’attache de plus en plus à concocter des menus écoresponsables (produits provenant de producteurs locaux, réduction du gaspillage en cuisine…). Et le secteur de la petfood (nourriture pour animaux de compagnie), également, propose de plus en plus d’aliments sains et écoresponsables pour nos animaux.
7. La slow fashion, une tendance durable pour l’année 2026

L’industrie de la mode évolue. Bien sûr, il y a des acteurs du secteur qui optent pour la fast fashion et l’ultra fast fashion (Shein, pour citer l’exemple qui fait le plus parler de lui en ce moment). Mais il y a également des entreprises qui fabriquent des vêtements, chaussures et accessoires tendance, écoresponsables et éthiques. De la slow fashion ! Une définition de la slow fashion : mode produite de manière écoresponsable, éthique, avec des matières premières naturelles, certifiées, localement et dans le respect de la nature et des droits des travailleuses et travailleurs.
La slow fashion est une des tendances écoresponsables 2026. Et pour les années suivantes aussi, espérons-le. Elle est née (dans les années 90) en réaction contre la fast fashion et ses vêtements toujours plus nombreux, peu chers et peu qualitatifs, fabriqués à l’autre bout du monde dans des matériaux chimiques (plastique) et sans considération des droits des humains.
On trouve donc de plus en plus de pièces de mode écoresponsable. Comment se composer un dressing slow fashion ? En lisant les étiquettes des vêtements, chaussures et accessoires que l’on achète. Et en privilégiant les matières naturelles (coton, lin, laine), les pièces fabriquées localement (en France ou en Europe), les marques éthiques (vêtements 1083 ou bien Eros et Agape, chaussures Caval et Veja, maroquinerie JULES & JENN, bijoux L’Insolente Bijoux – pour ne citer que quelques exemples). Ou encore e optant pour la seconde main, la réparation et en limitant ses achats.
Est-ce que les pièces de slow fashion coûtent plus cher que les pièces de fast fashion et ultra fast fashion ? Oui. Mais la fast fashion nous a fait oublier le vrai prix des produits (matière première, travail, transport même en France ou en Europe). Les tout petits prix de l’ultra fast fashion (et les pubs agressives et omniprésentes des entreprises qui en produisent) nous incitent à acheter beaucoup, souvent. Il est trop simple d’effectuer des achats impulsifs sur l’appli Shein… et de regretter ensuite ses achats, de ne jamais porter les pièces commandées, de les jeter sans les avoir déballées. On conserve longtemps un vêtement écoresponsable. Tandis que les vêtements cheap de fast fashion ne durent pas longtemps, ils s’abîment vite. Il faut donc acheter d’autres vêtements. Ce qui revient très cher, en fin de compte. Ainsi, si on mixe jolies pièces de mode éthique et green et pièces de mode de seconde main, voire vêtements faits maison et vêtements transformés, le coût de notre dressing écoresponsable est tout à fait raisonnable.
8. L’économie circulaire

Parlons maintenant économie circulaire. Pour la mode et aussi pour tous les produits que nous consommons habituellement (déco, jouets, livres, bricolage…). Comme en 2025, l’économie circulaire est une tendance green cette année.
Qu’est-ce que l’économie circulaire ? Il s’agit d’un système de production de biens et services qui consiste à « partager, réutiliser, réparer, rénover et recycler » (définition du Parlement européen).
L’économie circulaire c’est donc réutiliser. On pense alors aux achats de produits de seconde main, notamment. Pour la mode et aussi pour les objets de décoration, l’électroménager, les livres, les jouets, les meubles, le linge de maison, le matériel de bricolage… De nombreuses boutiques spécialisées proposent des produits d’occasion : boutiques Emmaüs, recycleries… On trouve aussi de la seconde main dans les vide-greniers, sur les applis de vente entre particuliers (Vinted ou Leboncoin par exemple)… Même certaines enseignes traditionnelles ouvrent un corner seconde main dans leurs boutiques. Les objets de seconde main ne manquent pas !
L’économie circulaire c’est aussi réparer. On pense donc à faire réparer ou à réparer soi-même ses objets cassés (vêtements à repriser ou relooker, électroménager à réparer, objets à coller ou rependre…). Une manière de préserver l’environnement et de réaliser de belles économies. Une réparation est moins coûteuse qu’un produit (de qualité) neuf, généralement.
L’économie circulaire c’est encore partager. Donc, pensons à la location (de vêtements, voiture, outils…), aux prêts entre proches (de matériel de bricolage, accessoires de cuisine…).
L’économie circulaire c’est enfin recycler. Tout ce qui ne peut être réparé, relooké ou réutilisé peut être recyclé. Trions nos déchets (compost, déchetterie).
9. La durabilité

La durabilité est une tendance forte de cette année 2026. Et un mode de vie indispensable pour préserver l’environnement.
Selon la définition de la Commission Brundtland des Nations Unies la durabilité est « la satisfaction des besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs propres besoins ». En d’autres termes, vivre de manière durable c’est penser à soi et aussi aux générations futures.
Vivons durable ! De plus en plus d’entreprises intègrent un critère de durabilité dans leurs processus. Et à la maison, comment vivre de manière durable ? En protégeant la biodiversité, en économisant l’énergie et l’eau, en achetant bio, local et de saison, en recyclant, en réutilisant… Et aussi en achetant lavable et réutilisable plutôt que jetable. En achetant des pièces de qualité que l’on peut garder longtemps plutôt que des pièces bas de gamme qui se détériorent et qu’il faut donc jeter et remplacer très vite. (Craquez sur Albert, le lave-vaisselle de EverEver fabriqué en France, qui sera prochainement en vente dans les magasins Boulanger. Je l’adore déjà…) Et également en réparant (nos appareil à l’obsolescence programmée, par exemple, pour faire savoir aux constructeurs qu’on ne se fait plus avoir).
10. L’éthique, tendance 2026

En 2026 (et après, je l’espère), on consomme donc durable, circulaire, slow, local dans le but de protéger l’environnement. Et on consomme éthique dans le but de protéger les êtres humains.
Consommer éthique et choisir des entreprises éthiques (produits équitables, banques éthiques…) c’est être attentif au respect des droits des humains qui travaillent pour ces firmes et aux engagements humains et écologiques pris par les entreprises.
Oui, les produits et services équitables peuvent être un petit peu plus chers que les produits et services conventionnels. C’est justement pour assurer une juste rémunération et des conditions de vie et de travail descentes pour les travailleuses et travailleurs et pour financer des projets sociaux et écologiques. Savoir que notre argent est utilisé pour permettre de bonnes conditions de vie à des humains ou pour que des projets écoresponsables voient le jour (plutôt que pour arroser des actionnaires), c’est agréable, je trouve.
La bonne nouvelle : de plus en plus d’entreprises travaillent à rendre leurs pratiques éthiques. Des banques éthiques voient le jour et ne financent que des projets écologiques et sociaux (La Nef, Le Crédit Coopératif), par exemple.
Une astuce pour faire de bons choix : utiliser l’appli Boycott X, par exemple, qui dénonce les pratiques peu éthiques des entreprises.
