Les femmes engagées pour l’environnement (et les hommes), en plus de participer à la protection de la planète, nous apportent de l’espoir de voir changer le choses et nous inspirent l’envie de nous engager, nous aussi, à notre manière (avec nos petits gestes du quotidien ou à plus grande échelle).
Voici 10 femmes engagées pour la protection de l’environnement à suivre en 2025 (et même après). Il y en a beaucoup d’autres, bien sûr. Et il y a aussi des hommes engagés inspirants. J’ai choisi de parler de ces 10 femmes car je trouve leur parcours et leurs actions atypiques, inspirants ou originaux. (Si d’autres femmes engagées ou des hommes engagés pour la protection de l’environnement vous inspirent, n’hésitez pas à partager vos infos en commentaire sous cet article.) Je vous présente donc 10 femmes, dans cet article, avec une rapide biographie, leurs engagements et un lien pour les suivre. Deux d’entre elles ont répondu à mes questions. Bonne lecture…
1. Camille Étienne, activiste engagée pour la justice climatique et sociale

Camille Étienne est née en 1998 à Grenoble. Elle défend la cause écologique dans son essai Pour un soulèvement écologique – Dépasser notre impuissance collective (Seuil, 2023, en vente à la Fnac) et lors de mouvements de contestation face aux femmes et hommes politiques et aux grandes entreprise. Elle est aussi l’une des femmes engagées qui sensibilise le public à travers ses passages à la télévision et son activité sur les réseaux sociaux.
Elle combat notamment ardemment l’exploitation minière des fonds marins et l’industrie pétrolière. Notamment le projet d’oléoduc EACOP de TotalEnergies qui doit traverser la Tanzanie et l’Ouganda, et porter préjudice à la biodiversité et aux populations locales.
Camille Étienne est la rédactrice en chef invitée du hors-série du magazine Socialter « L’écologie ou la mort », consacré à l’écologie, l’écologie politique.
Pour la suivre : Instagram @camilleetienne_.
2. Fatoumata Kebe, astrophysicienne spécialisée dans l’étude des débris spatiaux

Fatoumata Kebe est née en 1985 à Montreuil. Elle est astrophysicienne. Elle a publié le livre Au-delà du ciel – Comprendre l’univers grâce aux dernières images des télescopes (Les Arènes, 2024, en vente à la Fnac). Ses passions : l’astronomie et la protection de l’environnement.
Fatoumata Kebe a obtenu son doctorat d’astronomie à l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (Paris). Elle s’est spécialisée dans l’observation et l’étude des débris créées par l’homme qui jonchent l’espace (138 millions de débris !) dans le but de trouver un moyen de les éliminer.
En 2014 elle a créé l’association Ephémérides dans le but de faire découvrir et aimer l’astronomie à tous et notamment aux enfants marginalisés. Et a mis en place le projet Connected Eco, avec des femmes au Mali afin d’optimiser l’usage de l’eau dans l’irrigation.
Pour la suivre : Instagram fatoumata_astro.
3. Adélaïde Charlier, activiste et fondatrice de Youth for Climate Belgique

Adélaïde Charlier est née en 2000 à Namur en Belgique. Elle sensibilise sur la protection de l’environnement via les réseaux sociaux, notamment au sujet du « jour du dépassement belge » et du projet de forage Willow en Alaska, approuvé en mars 2023 par Joe Biden.
Adélaïde Charlier a cofondé l’antenne belge de Youth for Climate, Youth for Climate Belgique, avec laquelle elle mobilise des jeunes pour faire parler des enjeux environnementaux.
Elle a été la représentante belge francophone auprès d’Amnesty International en 2018-2019. Elle a traversé l’Atlantique en voilier afin de rejoindre Santiago au Chili où devait se dérouler la COP25 de 2019 (qui a finalement eu lieu à Madrid en Espagne), avec d’autres activistes. Elle a été conseillère spéciale du vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans en 2022.
Pour la suivre : adelaidecha.
4. Vanessa Nakate, activiste ougandaise

Vanessa Nakate est née en 1996 à Kampala en Ouganda. Elle est l’une des figures de la jeunesse mobilisée pour la protection de la planète. Elle a manifesté dans les rues de Kampala, capitale de l’Ouganda.
Vanessa Nakate a créé les organisations Youth for Future Africa et Rise Up dont le but est de faire entendre les voix des jeunes en Afrique pour la protection de l’environnement. Elle fait partie des femmes engagées qui ont pris la parole lors de la COP25 et de la COP26. Elle a été nommée« ambassadrice de bonne volonté » (UNICEF Goodwill Ambassador) en 2022 par l’UNICEF. En 2022 également, elle publie le manifeste Une écologie sans frontières (HarperCollins, en vente à la Fnac).
Pour la suivre : Instagram vanessanakate1.
5. Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France

Lamya Essemlali est née en 1979 à Gennevilliers. Elle est titulaire d’un Master en sciences de l’environnement (université Pierre-et-Marie-Curie Paris VI).
Lamya Essemlali a cofondé, avec Paul Watson, l’association non gouvernementale (ONG) de protection des océans Sea Shepherd France (antenne française de Sea Sheperd) et en est la présidente depuis 2008. Elle participe aussi (avec Sea Shepherd France) à la fondation Re:wild qui a pour but de réhabiliter les animaux sauvages.
Elle a publié le livre Capitaine Paul Watson, entretien avec un pirate (2012, Glénat, en vente à la Fnac).
Lamya Essemlali participe aux combats de Sea Shepherd France : protection des baleines dans l’océan Austral, des tortues à Mayotte, des dauphins dans l’océan Atlantique. Elle a œuvré pour faire libérer Paul Watson lorsqu’il a été arrêté au Groenland en 2024.
Pour la suivre : Instagram essemlali.lamya.
6. Claire Nouvian, militante et fondatrice de l’ONG Bloom

Claire Nouvian est née en 1974 à Bordeaux. Elle a été journaliste, productrice, réalisatrice de documentaires scientifiques. Elle a fondé l’ONG Bloom qui a pour but de protéger les écosystèmes marins en 2004. Elle a réussi à faire interdire la pêche électrique en Europe.
Elle a publié le livre Abysses en 2006 (Fayard, en vente à la Fnac), qui a été traduit en dix langues et a reçu plusieurs récompenses. L’exposition éponyme a rencontré un très grand succès à Paris (au Muséum d’Histoire Naturelle) et dans plusieurs villes du monde, entre 2008 et 2016. Le livre et l’exposition présentent des photos inédites de créatures marines vivant dans les profondeurs.
Claire Nouvian milite auprès des gouvernements et sensibilise le grand public à la préservation des océans. Elle a reçu le prix Goldman pour l’environnement en 2018.
Pour la suivre : Instagram claire_nouvian.
7. Lucie Basch, cofondatrice de l’application Too Good To Go

Lucie Basch est née en 1992 à Paris. Elle est ingénieure, diplômée de École centrale de Lille. Elle a cofondé en 2016 l’application Too Good To Go qui permet de lutter contre le gaspillage alimentaire en permettant aux commerces de bouches et restaurants de vendre aux consommateurs à petit prix leurs invendus du jour.
Lucie Basch a été récompensée en 2018 du Prix Margaret et a été désignée « Femme entrepreneur de l’année ». Elle participe, depuis 2022, au collectif « C’est qui le patron ? » qui œuvre pour une juste rémunération des agriculteurs.
Pour la suivre : Instagram @lucie_basch_pro.
8. Dr. Heïdi Sevestre, glaciologue et chercheuse pour le Conseil de l’Arctique

Heïdi Sevestre est née en 1988 à Annecy. Elle est glaciologue, conférencière et chercheuse pour le Conseil de l’Arctique. Sa thèse, qu’elle a soutenue en 2015, est consacrée aux surges glaciaires (les écoulements très rapides des glaciers).
Heïdi Sevestre étudie les effets du réchauffement climatique. Elle sensibilise les jeunes, notamment, aux enjeux environnementaux. Et a effectué plusieurs expéditions scientifiques sur des glaciers (Arctique, Groenland, glaciers du Rwenzori en Ouganda). Heïdi Sevestre a reçu plusieurs récompenses pour son travail de préservation des régions polaires.
Son projet le plus important en ce moment : « Je bosse sur les glaciers tropicaux et sur sensibiliser le plus possible sur l’importance des glaciers. » m’a t-elle expliqué. Ce que l’on peut lui souhaiter pour l’année 2025 : « an impactful International year of glaciers’s Preservation » (une Année internationale de la préservation des glaciers constructive). (Merci à Heïdi Sevestre d’avoir répondu à mes questions.)
On peut écouter ses podcasts et émissions en replay « Le Biais d’Heïdi Sevestre » sur Radio France.
Pour la suivre : Instagram heidisevestre.
9. Clover Hogan, activiste et fondatrice de l’association Force of Nature

Clover Hogan est née en Australie puis a vécu à Bali en Indonésie où elle a fréquenté la Green School (une école qui sensibilise à la protection de l’environnement).
Clover Hogan a fondé l’association Force of Nature en 2019, dont le but est de transformer l’éco-anxiété des jeunes en une force pour faire avancer la cause climatique.
Elle est montée sur scène aux côtés de Jane Goodall et de Vendant Shiva (écrivaine écologiste et féministe indienne). Elle a aussi participé à une conférence TED intitulée « Que faire lorsque le changement climatique semble irrépressible » (« What to do when the climate change feels unstoppable ») et qui a été vue obtenu presque 2 millions de vues.
Pour la suivre : Instagram cloverhogan.
10. Julie Chapon, cofondatrice de l’application Yuka

Julie Chapon est née en 1987 à Meulan-en-Yvelines. Elle a cofondé (avec les frères Benoît et François Martin) l’application Yuka qui analyse et décrypte les ingrédients présents dans les produits alimentaires et cosmétiques.
L’application Yuka a 55 millions d’utilisateurs dans 12 pays (en 2024). Julie Chapon a été récompensée en 2019 du prix Bold Future Award par Veuve Clicquot. Et en 2021 elle a reçu le trophée de la personnalité engagée aux EKOPO.
Son projet le plus important en ce moment : « Mon projet le plus important est le développement de Yuka aux Etats-Unis, où je me suis installée dans ce but. Il y a une vraie prise de conscience aux Etats-Unis sur l’alimentation, et j’espère que Yuka pourra aider à faire changer les choses. » m’a-t-elle répondu. Ce que l’on peut lui souhaiter pour l’année 2025 : « De réussir à avoir de l’impact sur les industriels américains grâce à Yuka, et de réussir à concilier mon travail pour Yuka et ma vie de famille avec mes deux jeunes enfants. » (Merci à Julie Chapon d’avoir répondu à mes questions.)
Pour la suivre : Instagram @julie_chapon.
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J’espère que vous trouvez ces 10 femmes engagées aussi inspirantes que je les trouve inspirantes (parce que les BioGirl que nous sommes apprécient toujours un peu d’inspiration…). Bien sûr, ma liste des femmes engagées pour la protection de l’environnement à suivre en 2025 (et après) n’est pas exhaustive…
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